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Contexte
Il y a de cela très longtemps, dans les temps oubliés par la civilisation d'aujourd'hui, vivaient deux races ; les humains et les hybrides. Contrairement à ce que vous pensez et à ce que les scientifiques affirment, les hybrides ne sont pas leurs créatures. Seul les animorphes, créature animale humanoïde qui ne peut prendre forme humaine, le sont. La paix et l'harmonie régnaient en maîtres sur ces terres paisibles qui n'avaient jamais connus la guerre ni le désespoir. Toutefois, cette utopie n'empêcha pas la curiosité des scientifiques de s'accroître considérablement et malheureusement, ils ne s'attendaient pas à ce que leurs recherches prennent un tournant désastreux.

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 « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)

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Lie-Wei Wu

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MessageSujet: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Mar 28 Aoû 2012 - 13:20

"« Il n’y a pas de hasard... Il n’y a que des rendez-vous qu’on ne sait pas lire. »"

« L'équilibre se trouve entre un flingue et des roses. »

Lie-Wei regarda encore la feuille de papier entre ses mains légèrement tremblantes et re regarda l'adresse inscrite dessus. Il était sûr du lieu, maintenant, il ne lui fallait plus qu'attendre. Et comme un imbécile, il était arrivé là une bonne heure en avance, heureusement, il avait pensé à pendre une montre à son poignet. Au moins, regarder les aiguilles tourner l'occuperait... Peut-être.

Il n'avait pas voulu rester plus à la caserne à subir les regards amusés et hautains de ses comparses. Oui il s'était préparé, oui il avait troqué son obligatoire uniforme contre un jean noir simple et une chemise gris anthracite qui contrastaient avec sa peau pâle et ses cheveux turquoises mais finalement, le changement lui allait plutôt plus que bien. Et puis, il n'était pas assez bête pour se rentre dans un endroit connu pour les nombreux trafics qui s'y déroulaient, il n'avait pas envie de s'attirer les foudres des dealers.

C'est vrai que tous furent bien étonnés de voir le faible de la caserne sortir en se jour de repos, lui qui habituellement se cachait derrière des tas de livres à la bibliothèque ou allait se noyer dans les dossiers d'archives accessibles à son rang de lieutenant. Oui, il venait tout juste d'être promus au rang. L'actuel possesseur du titre était mort au combat, il était après tout le plus qualifié et apte pour reprendre la fonction, même si cela avait-été fait à contre cœur. Cela avait tout de même pu l'aider dans ses recherches qui furent assez concluantes. Remuer le passer n'était rarement bon mais la vérité devait un jour éclater et plus cela serait tôt, plus vite il pourrai vivre enfin une vie « normale ».

Il attendait donc, une pochette grise et poussiéreuse dans les mains accompagnée de cette lettre comprenant l'adresse et le lieu de la rencontre. Se rendant compte que le temps n'avançait guère plus vite que d'habitude et qu'il lui restait un bon moment d'attente, il s'assit sur un des chevaux en bois du carrousel servant de lieu de rencontre. Son dos appuyé nonchalamment sur la barre verticale qui eu sûrement en son passé ravit de nombreux enfants, il ferma ses yeux en essayent de se détendre. Il était à la fois stressé et vraiment excité, peut être plus qu'un gosse la veille de noël. Comment devra t-il se comporter ? Que devra t-il faire ?

Il se souvint de leur dernière et première rencontre, après tout, cela n'avait été que du hasard ! Ça avait été difficile au début, à croire, à s'imaginer que c'était bien vrai tout ce qui s'était passé. Maintenant, quand il y repensait, il avait le sourire aux lèvres. Le plus beau jour de sa vie ? Probablement ! Qui n'aurait pas été la personne la plus heureuse au monde en découvrant que depuis plus vingt-deux ans se trouvait non loin de vous un jumeau caché dans la nature ? En tout cas, Lie-Wei, lui avait été agréablement surpris par cette rencontre plus qu'incroyable et ne cessait d'y penser, jour comme nuit.

Voyageant dans ses pensées, le jeune homme ne vit pas le temps défilé et les yeux clos, il commençait à vraiment s'assoupir sans voir arriver au fond du parc abandonné la personne qu'il attendait. Il était fou de s'endormir en un tel lieu. Mais avait-il réellement une présence d'esprit assez grande pour se rendre compte du danger ? Hors de son boulot, le danger n'existait pas. Pauvre petit fou !


Dernière édition par Lie-Wei Wu le Dim 28 Oct 2012 - 6:31, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Mer 29 Aoû 2012 - 6:22

    « Comment c'est de s'aimer à en perdre la raison ? »



    Aujourd’hui il avait rendez-vous. Un vrai de vrai. Enfin ce n’était pas un rendez-vous amoureux, mais tout de même. Quelqu’un voulait le rencontrer. Et vous avez beau dire, pour lui, c’est une personne importante qu’il doit rencontrer aujourd’hui. Son jumeau. Oui. C’était Lie-Wei qui lui avait donné rendez-vous. N’était-ce pas mignon tout ça ? Enfin, il savait bien que ce n’était pas pour manger des bonbons, mais bon, il allait tout de même le revoir.
    N’empêche qu’il allait être en retard. Il fixa l’heure sur sa montre alors que ses jambes avaient commencé de grandes foulées. Vraiment en retard. Finalement, il s’était mis à courir en direction de ce doux parc abandonné. Quelle idée pour un rendez-vous. Mais au moins, c’était à l’abri de tous regards, n’est-ce pas ?
    Enfin, le parc était en vue. Finalement être endurant servait à quelque chose ; ne pas arriver en retard à un rendez-vous. Tout de même peu habitué à être habillé comme il le fallait – préférant de loin son torse et ses pieds nus, il commençait à avoir chaud sous son haut sans manche. Mais il se devait d’être présentable. Enfin, c’est ce qu’il pensait. Oui, voilà. Pour être avec son jumeau, qui devait avoir fait à son tour un effort, il se devait d’être bien habillé. Donc, il garderait son t-shirt. En tout cas, pour un certain moment.
    Il reprenait doucement son souffle, caressant la plaquette qui ornait son cou, celle de son frère. Il était tout excité. Un peu dans le même état que toi. Il en a mal dormi et en a même rêvé quand il fermait les yeux. Comme un enfant lorsqu’il sait qu’il va recevoir des cadeaux. N’est-ce pas magique ? Penser comme ça, comme un enfant.
    L’air du parc abandonné ne ravit pas pour autant le jeune homme. Déjà qu’il n’aimait pas ce genre d’endroit, alors quand ils ne fonctionnaient plus… Ça donnait un léger air de film d’horreur. Comme si un zombie sortirait de derrière un cheval de bois pour venir le manger. Oui, c’était n’importe quoi, mais on ne pouvait pas vraiment lui en vouloir hein. Après tout, lui, à part ça, il ne connaissait pas vraiment l’utilité d’un parc d’attractions. Il n’y est jamais allé, n’a jamais pu y aller. De toute manière, on ne l’aurait pas emmené et il n’aurait pas tenu. Trop de joie, trop de familles, trop de trucs. Trop, trop, trop.
    Pourtant, c’était là que tu lui avais donné rendez-vous. Il ne pouvait s’empêcher de penser que si dans le passé, ça ne s’était pas passé comme ça, vous auriez pu peut-être partager un tour de carrousel, un peu de barbe à papa. Enfin, ce genre de choses que l’on fait quand on est frère et qu’on s’aime. Vous vous aimez ? T’Ien-Khuan t’aimait.
    Tu étais assoupi sur un doux cheval de bois usé par le temps et l’utilisation. Comme c’était mignon. Tu en vins à faire sourire ton reflet qui n’osait pas te bousculer. Il aurait été capable de te laisser dormir un bon moment comme ça, si tu n’avais pas eu cette pochette à la main. Une pochette ? Il devait y avoir des choses importantes là-dedans pour que tu la tiennes comme ça non ? Doucement il s’approcha de toi, sa main se posa sur ton épaule doucement et te secoua doucement tout en murmurant plusieurs fois ton prénom ; en espérant que tu n’étais pas profondément endormi. Ne dit-on pas que pour réveiller la belle princesse endormie il faut un baiser du prince ? Bah merde, il fallait chercher un prince dans ces cas-là. Et ça, ça allait être plutôt dur vu les circonstances.
    « Everybody wants to be.. » ♪
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MessageSujet: Re: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Jeu 30 Aoû 2012 - 18:03

"« Il n’y a pas de hasard... Il n’y a que des rendez-vous qu’on ne sait pas lire. »"

« L'équilibre se trouve entre un flingue et des roses. »

Les paupières fermées sur ses orbes bleues, Lie-Wei commençait à sombrer dans le monde des rêves. Il se voyait à l'âge où l'inconscient règne sur nos vies. Il se voyait, tenant par la main un autre petit garçon, pas plus grand que lui et en tout point identique. Il se voyaient jouant comme tous petits garçons heureux et profitant de leur vies d'enfants comme il se devait, se fichant de leurs habits noircis et abîmés, ne risquant pas la réprimande qui le soir tomberait, trop heureux d'avoir gravé dans leurs âmes ces précieux instants de complicité et de bonheur. Un sourire parcouru ses fines lèvres. Non, il ne t'avait pas entendu arriver. Non, ta présence ne l'avait pas réveillé, au contraire, il se sentait mieux que jamais, en confiance et sécurité quand tu avais posé ta main sur son épaule pour le réveiller. Doucement tu l'avais secoué et avais prononcé son nom, c'est après plusieurs tentatives que tu parvint enfin à tes fins, ton jumeau enfin décidé à ouvrir ses yeux embués qu'il frotta de ses points tout en baillant. Il était pas mignon notre petit Lie-Wei au réveil ? Juste qu'il avait pas fait gaffe, et ouais !

Un « boum » ramena de-suite le jeune homme à la réalité. Partout autour de lui, le vent emportait des feuilles jaunies par le temps et l'humidité due à de mauvaises conditions de conservation. A terre, une pochette grisâtre, grande ouverte gisant comme lassée de son faible travail. Ces précieuses feuilles s'envolaient, elles ne pouvaient pas ! Relevant quelque peu ses manches trop longues, dévoilant ainsi des poignets albâtres où été accrochée sur l'un d'eux une gourmette d'argent, brillant à la lumière du soleil malgré quelques rayures dues au temps.

Il courait de droite à gauche sautant parfois pour rattraper une feuille qui risquait d'aller trop haut ou se baissant précipitamment avant d'en écraser une autre. Là ? Il passait juste pour un idiot. Un bel idiot en plus empoté, maladroit et qui ne t'avait toujours pas capté. Non non, il n'avait pas encore réalisé que tu était là, sûrement à le regarder tes yeux comme des soucoupes ou alors hilare devant ce spectacle plus … Qu'indescriptible ! Il était peut être mignon le Lie-Wei mais franchement, il était impossible ! Comment penser que se bout d'homme était devenu lieutenant pour sa maîtrise de soi parfaite, son habilité remarquable et sa discrétion... Il n'y avait pas un triplé dans l'histoire par le plus grand des hasards ? Non mais vraiment hein ! En deux minutes chrono, on pouvait voir sur le jeune militaire autant de contraire qu'il voulait nous en laisser voir. Incroyable, mais vrai !

Quelques minutes passées, et une fois toutes les feuilles miraculeusement et par le plus grand des hasard rattrapées et glissées dans la pochette, correctement refermée cette fois ci -enfin, elle semblait l'être-, il se rendit enfin compte de ta présence. Pas trop tôt quand même ! Il fut d'abord surpris de te voir devant lui, puis, jetant un regard furtif autour de lui, il semblait reprendre conscience du pourquoi du comment. Le carrousel, le dossier, sa chemise jamais portée -ou très peu- et surtout toi. Toi ! Tu étais là ! Tu étais venu ! Son cerveau à présent sur le bouton « on » il commençait à reprendre ses esprits. Et c'est sans hésitation qu'il se jeta à ton cou en hurlant ton nom tellement qu'il était heureux que tu sois bel et bien là. Tu avais peur ? Tu avais de quoi ! Tu voulais appeler l'asile le plus proche ? Tu pouvais aussi !

Et bien sur, ce qui devait arriver, arriva... De nouveau la pochette de carton glissa. Pour le plus grand bonheur de tous, il ne dut courir qu'après une poignet de feuilles. Il était idiot ? J'aurais plutôt dit boulet là... Et même un très gros boulet ! Mais c'est pas de se faute hein ! Il avait tellement été content de voir que tu avais accepté, tellement, si tu savais ! Depuis deux jours il ne dormait plus ! Il voulait juste te reprendre dans ses bras, tout simplement, parce que Lie-Wei, ben il t'aime fort fort fort ! Mais ça n’empêchait pas le fait que là, il avait vraiment l'air d'un boulet ! Une fois son petit cirque terminé, il revient vers toi le rouge aux joues mais heureux comme pas deux ! Puis, il serra dans ses bras les documents qui avaient quelques minutes plus tôt failli se faire la malle et pris un air plus grave, les yeux rivés vers le sol. Il remonta son regard sur toi, les yeux peints d'une grande détermination dans lesquels tu pouvais parfaitement y lire ce qu'il n'osait te dire. « Alors, prêt ? »

Vos yeux à l’unisson posés sur le porte document datant de vingt-deux ans à présent, vous vous apprêtiez à découvrir un bout de votre passé, de votre histoire. Remuer le passé peut être douloureux, et peut-être bien que vous ne serez pas une exception à la règle. Prions pour que oui !
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MessageSujet: Re: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Ven 31 Aoû 2012 - 5:58

    « Pour bien aimer une vivante, il faut l'aimer comme si elle devait mourir demain. »


    Il n'aurait jamais cru pouvoir arriver à te réveiller. Vraiment. Tu n'ouvrais pas les yeux, ne bronchais pas, rien ! Même pas un petit mouvement, un grognement ni même… Un truc quoi ! Tu avais réussi à t'endormir comme une masse sur un cheval de bois vieux de l'an Pèbre, là où le silence régnait et où la solitude était maitresse ; T'Ien-Khuan, s'il avait été en état de faire quelque chose, t'aurait surement engueulé comme une mère crie après son fils imprudent ; parce que oui, c'était tout de même de l'imprudence ce genre d'acte débile. Débile ! C'était tout à fait le mot pour te représenter... Tu étais débile. Oh la bonne blague que voilà ! Que c'était marrant à dire. Et il aura confirmation de ses pensées un peu plus tard. Magnifique !
    Enfin, tu te décidas à ouvrir les yeux ; tant mieux ! L'air complètement gamin que tu avais fit sourire ton jumeau. Il donne l'impression d'être un gosse comme ça au réveil lui aussi ? Il allait falloir remédier à cela… Il n'avait pas envie, mais alors pas envie du tout de passer pour un pauvre gosse... Quoique, personne ne le regarde se lever. Enfin, revenons-en à nos moutons.
    Le bruit. Ennemi du silence, ami de la vie. Le bruit. Le truc que personne ne veut entendre quand vos yeux viennent à peine de s'ouvrir pour regarder le plafond s'éclaircir peu à peu. Pourtant, toi, tu avais réagi en un quart de tour à ce bruit. Il faut dire que la pauvre pochette qui venait de tomber contre le sol, cette pochette qui peu auparavant l'avait intéressé, était ouverte, comme un cadavre, sur le sol. Les feuilles volaient, donnant un léger air d'automne au parc froid et inanimé. L'homme qui était là aurait pu t'aider. Oui, il aurait pu. Il te voyait te débattre avec tes pauvres feuilles volantes dans tous les sens. Bien sûr, le plus gentil des hommes t'aurait aidé. Après tout, tu faisais pitié à voir comme ça... Désolé de te le dire. Mais non. T'Ien-Khuan ne bougea pas d'un pouce, observant la scène avec autant d'amusement qu'un enfant devant une piste de cirque. Ô magie du spectacle à se tordre de rire. Bon, il ne riait pas vraiment là, pouffant simplement parfois. Mais c'était déjà ça... Ce n'était pas bien de rire de son jumeau, il s'en rendait bien compte. Mais que voulez-vous faire ? Il n'allait tout de même pas courir après un tas de paperasses ! Non mais … Pour qui le prenez-vous ? En tout cas, pour ce qu'il n'est pas. Déçu ?
    Il commençait tout de même à se demander s'il n'était pas transparent. Si, par le plus grand des malheurs il n'était pas en train de rêver. Ça aurait été bien possible. D'ailleurs, discrètement, il se pinça tout de même l'avant-bras, mais la grimace qu'il en tira le dissuada de toute éventualité de cauchemar ; c'était bien la réalité, malheureusement pour lui. Allait-il devoir repartir ? Lui qui était sorti de son petit chez lui - chez lui, ou pas -, qui s'était fait beau pour l'occasion… C'était difficile de croire que. Non. Attendez. Apparemment, le jumeau reprenait ses esprits. Les yeux de T'Ien-Khuan se plissèrent alors légèrement. Te rendais-tu compte de la situation ? Apparemment oui.
    Il faillit en perdre son équilibre ! Ton saut le fit carrément sursauter. Idiot ! Tu étais plus idiot que lui encore, si c'était possible. Tu lui brisas les tympans en criant son nom et la seule chose que lui trouva à faire c'était de venir tapoter doucement ta tête. Une sorte de « Bonjour c'est bien moi, tu me lâches maintenant ? ». Bien sûr, il était heureux d'être là, de te voir. Il était heureux de ta réaction, heureux de tout, mais il n'en restait pas moins une personne dont le contact avec une autre se résumait à des coups. Les câlins, les caresses, les choses douces de ce genre ; très peu pour lui. Alors c'est vrai que ton câlin l'avait un peu gêné. Un peu beaucoup. Il aurait aimé que tu ne fasses pas ce genre de choses. Mais ... Chassez le naturel et il revient au galop, n'est-ce pas ?
    Lie-Wei pouvait vraiment être mignon et gênant, mais n'empêche… Qu'est-ce qu'il est idiot ! Complètement con. Pire que tout. Un débile de première classe, un mec bidon. Il n’était pas possible ! Mais vraiment pas possible ! Comment pouvait-on se débrouiller pour faire deux fois le même coup ? Incroyable… Mais possible, apparemment. Tu devais être le seul capable de ça. T'Ien-Khuan n'avait pas pu s'empêcher de pouffer à nouveau alors que tu te battais avec les feuilles. N'importe quoi, vraiment. Le pire dans tout ça c'est qu'il n'avait pas l'air décidé à t'aider si cela recommençait une troisième fois. Vous voulez rire ? Chacun ses merdes ! Aucun esprit d'équipe. Dent pour dent, œil pour œil… Ou le contraire, il ne sait plus.
    Enfin. Il fallait vraiment que tu apprennes à modérer tes émotions. Il avait eu le droit à plusieurs spectacles et maintenant il était sûr de connaitre à peu près tout ce que tu pouvais ressentir... Ou pas, en fait. L'air sérieux que tu pris lorsque tu eus fini ton cirque fit froncer les sourcils à ton double. Alors, c'était vraiment important ce qu'il y avait là-dedans ? Ce n'était pas simplement quelques dessins ou quelques affaires d'on ne sait quoi ? Non hein ? C'était votre vie qui avait sur ces papiers. Le bleu s'était refroidi sur le coup. Il ne savait plus trop s'il avait envie de savoir, ou non. Après tout, il avait vécu toute sa vie sans savoir son passé et mis à part ses périodes d'interrogations, il n'avait pas cherché à savoir bien loin...
    Il ne voulait pas savoir ! Il ne voulait plus. C'était bien trop effrayant. Effrayant ? C'était le mot parfait. T'Ien-Khuan avait peur de ce qu'il pouvait découvrir dans cette pochette. Le passé, il est fait pour être oublié. Ne dit-on pas « va de l'avant » ? Il faut oublier son passé, il ne faut plus y penser. Non, non. Alors que ta main se posait sur les élastiques de la chemise pour l'ouvrir à nouveau, le bleu t'arrêta de suite de sa voix grave. Un simple stop soufflé, porté par le vent jusqu'à tes oreilles. Sa main s'était posée sur la tienne et ses yeux s'étaient rivés dans les tiens. Stop…
    Il ne voulait vraiment plus. Il était effrayé. Pouvais-tu le lire dans ses yeux ? Cette peur de regretter son acte. Cette peur qui au fond de lui le forçait encore à prendre la fuite. Faiblesse, dégage ! Pourquoi fallait-elle qu'elle ressurgisse encore au moment crucial ? C'était toujours la même chose. Étais-tu frustré qu'il t'arrête en plein milieu de ton geste ? Ce n'est pas ce qu'il voulait. Lui, il voulait que tu le comprennes. Il voulait que tu comprennes ce qu'il ressente. Après tout vous êtes jumeau non ? Alors comprends-le ! Toi, tu veux ton passé. Tu n'en connais rien, ou presque. Un morceau de vérité. Lui, ne connaît que du mensonge. Il ne peut qu'avoir peur de la vérité. La vérité effraye tout le monde, même les plus grands.
    « On ne devrait peut-être pas... Tu sais… Enfin… Pas maintenant ? Qui me dit que tu es vraiment mon jumeau ? » Quelle question idiote. S'en rendant compte, il s'en mordit la lèvre nerveusement avant d'esquisser un sourire désolé. Et là, tu ressentais-tu ses émotions ? Son angoisse grandissante ? Son envie de prendre ses jambes à son cou ? Pouvais-tu le sentir ça ? C'était vraiment incroyable comment il pouvait changer d'avis ; aussi vite que ce qu'on change de chemise.
    « Savoir la vérité nous mènerait à quoi... ? On ne peut plus rien faire maintenant… Lie... Et si on la brulait cette pochette ? On pourrait recommencer tout à zéro ! Toi, moi… Comme-ci rien de tout ça n'avait existé ! Je n'ai pas envie de finir dans la déprime toute ma vie. » Il racontait n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. Étais-tu capable de le raisonner ? Après tout, la raison est ce qui fait le doute.
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MessageSujet: Re: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Dim 16 Sep 2012 - 18:46

"« Il n’y a pas de hasard... Il n’y a que des rendez-vous qu’on ne sait pas lire. »"

« L'équilibre se trouve entre un flingue et des roses. »

Il avait vu. La peur dans tes yeux, cette peur de découvrir ton passé, enfin, le leur. Et il savait. Tout ce que ce dossier contenait, il le connaissait, l'avait lu et relu manière d'avoir bien lu les pages de rapport, de témoignages, jugement et autres documents. Il savait aussi que ce qui était entre ses mains ne te plairait pas, mais alors pas du tout. Peut être même t'énerverais-tu, ou refuserais-tu de le croire. Il te comprendrait après tout ! Ton murmure à peine audible, il l'avait perçu. Il avait de suite stoppé son geste. Il ne voulait pas te forcer, ni rien. Lui savait et même si il ne comprenait pas tout, ne savait pas toujours de qui il s'agissait sur certains documents, il avait fait certains rapprochements.

D'un geste nerveux, tu t'étais mordu la lèvre et avais esquissé un sourire. Ta phrase, ta première depuis le début, était débile, tu le savais. Tu avais sûrement dis ça sous la peur de la situation ? Ou tout était peut être trop précipité pour toi ? Il ne savait. Mais à ce moment, où tu as douté de ce que vous étiez, de votre lien, de ce qui vous unissez, quelque chose s'était brisé dans ce petit bout d'homme qu'est notre Lie-Wei. Il savait, que ce n'était pas volontaire de ta part, que tu n'avais pas fait gaffe à ce que tu disais, mais son cœur s'était brisé dans sa poitrine et de ses yeux embués, une larme glissa. Peut être même ne la verra tu jamais celle là. Mais une larme, c'était peut comparé à tout ce que ces simples mots avaient provoqués dans tête en une fraction de seconde. Tu arrives dans sa vie comme un paquet cadeau, lui faisant vivre ses rêves inavoués en une rencontre plutôt spéciale. Tu avais changé, ses idéaux, ses pensées, sa manière de vivre. Tu l'avais changé et fait rêvé. Son futur, il l'imaginait avec toi, à rattraper votre passé, à vivre des moments que vous auriez du avoir gravé à jamais dans vos esprits. Tout ça, tout son petit monde devenu parfait grâce à toi, tu l'avais brisé, sans le vouloir certes, mais tu venais de lui faire voir tout ce qu'il ne voulais accepter et s'imaginer. Tu ne le voulais pas, ne l'avais pas pensé, mais voilà, en une fraction de seconde, voilà ce qui s'était passé.

Puis, tu reparla. Brûler la pochette ? L'idée était tentante, mais que dire lorsque la disparition de la fameuse pochette se ferait signaler ? Il serait sûrement le premier soupçonné. Et puis, des dossiers manquants, c'est toujours un peu con quand même !

Il ne savait trop quoi faire. Réconforter les gens, il n'avait jamais fait ça. Alors il leva les yeux vers toi. Des yeux doux, qui étaient emplits de calme. Il voulait juste que tu arrête de te torturer là, maintenant et tout de suite ! Parce que ben, Lie-Wei ben tu sais, il ne supporte pas de te voir comme ça et là, ben, la crise d'angoisse commençait à lui monter au nez. Oui, comme la moutarde !Et vraiment ! Il avait donc posé la pochette -fermée, et correctement cette fois ci- et avait pris tes mains dans les siennes. Il ne savait vraiment pas quoi faire. Et si lui voyait la peur dans tes yeux, toi, voyais tu dans les siens tout ce qu'il essayait de te faire passer, à travers ce simple regard ? Lie-Wei ne le pensais pas.

La peur ne disparaissait pas de tes orbes turquoises, et le contact avec ses mains, ne te firent rien. Le regard vitreux, tu le fixais sans vraiment le voir, et il aurait juré que ta peau, déjà bien blanche, avait pâlit encore un peu. Il fallait faire quelque chose mais quoi ? Tu ne répondais même pas d'un hochement de tête quand il t'appelais. Vraiment, il s'inquiétait. Et si tu faisais un malaise là hein ? Il ferai quoi Lie-Wei ? Dans un endroit paumé comme là où vous vous trouviez ? N'importe quoi, vraiment ! Alors il se souvint d'un passage d'un livre qu'il avait lu un jour et ce demanda si … Non, il ne pouvait pas ! Mais d'un coté, tu ne bougeais plus et au pire, tu ne comprendrais même pas ce qui se serait passé et... Roh et puis, à la guerre comme à la guerre hein ! Il allait pas se rendre malade pour ça !

Il avait approché doucement son visage du tien. Tu n'avais pas bronché. Il avançait encore et toujours, espérant que tu bouges avant qu'il n'ai à finir son geste mais non, tu n'étais pas décidé. Tu le faisait exprès ou quoi ? Arriva le moment ou il sentit ton souffle sur sa joie. Au moins tu respirais ! Mais ce contact ne lui évita tout de même pas un frisson, lui parcourant l'échine. Toujours rien venant de toi. Alors il n’eut pas le choix. Délicatement, il avait posé ses lèvres sur les tiennes. Le contact ne dura qu'une, voire deux secondes, et de suite après, il s'était éloigné de toi, le rouge aux joues, une certaine honte le colorant d'avoir eu ce geste envers toi. Ce n'était qu'un simple baiser russe, rien de romantique ou autre là dedans hein ! Mais quand même quoi ! Heureusement, les couleurs revinrent sur tes joues et tes yeux reprenaient vie. Si en plus cela avait été inutile, imaginez un peu la tête de Lie-Wei. Il aurait eu des remords jusqu'au restant de ses jours !
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MessageSujet: Re: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Dim 16 Sep 2012 - 20:36

    « Il est trop tard pour une citation. ♥ »


    Il était ailleurs, il pensait à autre chose. À rien. C'était le vide intersidéral. Il ne réagissait même plus, hésitait sur tout. La peur. Maudite chose qui rendait le plus fort des hommes vulnérable. Il voyageait entre les nausées et les envies de courir loin très loin. Il savait qu'il devait réagir, dire un truc, faire un geste. Il ne devait pas passer pour un légume là, devant toi. Mais il n'y arrivait pas. Il était envahi de questions ; pourquoi ? Comment ? Qui ? C'est bien ? C'est mal ? Tout ça, tout ça lui donnait mal à la tête. Oh mon Dieu, ne serait-ce donc jamais terminé tout cela ? N'arriverait-il jamais à la fin ? Sa première phrase, il la regrettait. Il avait brisé un silence stressant pour sortir une connerie qui le fit prendre peur ; et si... Avec des si, on changerait le monde. Mais tout de même. Pourquoi ? Tu étais arrivé dans sa vie comme une fleur éclos au printemps. Il ne t'attendait vraiment pas et comme un bourgeon au milieu des mauvaises herbes tu apparus. Tu fis sourire T'Ien-Khuan, tu le rendis heureux. Tu sus faire ce genre de choses pour une personne qui avait perdu totalement espoir. Et maintenant ? Il était là, incapable de te répondre, de prendre ses « responsabilités » face à votre situation. Il préférait fuir.

    Tu attrapas des mains moites, légèrement tremblantes d'anxiété. Il fallait qu'il se calme. Ses jambes se faisaient molles et sa vue se tachait de blanc. Son teint déjà pâle comme un fantôme avait effectivement pâli. Il ne tiendrait pas bien longtemps. Il fallait qu'il se calme. Ses oreilles bourdonnaient, il distinguait ta voix mais sa bouche pâteuse le dissuadait de répondre. Il avait l'impression de mourir alors que ce n'était qu'un simple malaise qui pointait le bout de son nez. Respire. Inspire. Expire. Respire. Il fallait y allait doucement. Il ne te voyait pas, il ne te regardait pas. Tout du moins, pas vraiment. C'est vrai, ses yeux te suivaient au fur et à mesure que tu t'approchais, mais il n'eut pas le temps de comprendre. Il n'eut le temps de rien que tes lèvres se posèrent sur les siennes. Une seconde. C'était ce que le « baiser » avait duré. Une durée si courte qu'il fallut du temps à T'Ien-Khuan pour bien comprendre.

    Que venais-tu de faire là. Ce n’était pas possible ! Tu avais osé... Ce genre de chose... Avec... Avec lui ! Ton jumeau. Il en avait rosi, il n'avait pas fait exprès. Le croyais-tu s'il te disait que c'était son premier baiser ? Il ne le dira pas, par fierté, mais son premier baiser venait d'être volé par son jumeau. Même si ce n'était pas vraiment le but -il le supposait-, la première personne à avoir touché ses lèvres, c'était toi. Mon Dieu. Comment finira cette histoire hein ? Mais en tout cas, c'était le baiser magique du prince qui réveillant la princesse ; son mal n'avait pas vraiment disparu, mais de suite, il allait un peu mieux. Il avait plus de réaction, il savait comme faire. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Un sourire triste, un sourire désolé, un sourire plein de sentiments. Et sans prévenir, T'Ien-Khuan entoura ses bras autour de tes épaules pour te coller à lui, te serrant contre son torse. D'une part, parce qu'il avait besoin de quelque chose pour tenir droit -le salaud-, d'autre part parce qu'il s'en voulait.

    « Excuse-moi... Pardon. Désolé. » Souffla-t-il dans le creux de ton cou alors qu'il soupira. Il était honteux d'avoir dit ce qu'il avait dit ; il avait envie de pleurer. Mais il ne le fera pas, question de virilité.

    Se décollant de toi, toussotant, il frotta ses paupières lourdes avant de saisir d'un geste presque rapide la pochette. « Je crois qu'il faut arrêter de tourner autour du pot. » Annonça-t-il presque fièrement alors qu'il ouvrait la pochette, descendant peu à peu les yeux sur son contenu. Il sortit les feuilles, et doucement commença à en lire une. Ce n'était peut-être pas la meilleure, pour ne pas dire la pire ; il ne fallait pas avoir de chance pour commencer par celle-ci en premier mais apparemment aujourd'hui, quelqu'un en avait après lui. Cette fois s'en était trop. Comment veux-tu qu'il se retienne avec ce qu'il venait de lire ? Des larmes remplies de rage s'échappèrent de ses yeux instantanément rougis. Trop d'émotion, c'était trop d'émotion pour lui. Et pourtant. Il fallait qu'il continue de lire. Du calme. Du calme.

    « Fais chier bordel de merde ! » Beugla-t-il en en tapant de sa main libre les feuilles. Il avait envie de les brûler. Non. Du calme, c'était les seules preuves de leur passé. Respire. Inspire. Expire. Calme-toi.

    « Lie, tout ce qui est là, c'est la vérité ? Je veux dire... Notre père n'est vraiment pas une ordure ? Je ne voulais pas envisager ce qu'on avait pu dire dans cette rue... Mais là... Là... Je ne sais plus quoi penser. Merde. Putain. Putain, putain, putain. Ça me fait chier. Voilà. » Annonça-t-il, te refourguant le dossier alors que ses fesses se posèrent sur le sol ; le dos contre un compteur électrique. Sûrement celui qui devait alimenter le carrousel autrefois.

    « Lie, J'en ai marre. Marre de devoir apprendre des choses dont finalement, l'ignorance était mieux. J'aurais aimé ne connaître que toi. Toi, parce que tu es la partie heureuse de notre histoire... ».
    « Secoue la tête doucement. » ♪


Dernière édition par T'Ien-Khuan Wu le Dim 28 Oct 2012 - 5:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Dim 21 Oct 2012 - 14:11

"« Il n’y a pas de hasard... Il n’y a que des rendez-vous qu’on ne sait pas lire. »"

« L'équilibre se trouve entre un flingue et des roses. »

Tu l'avais pris d'un coup dans tes bras. Pour tout avouer, il ne s'y attendait pas. Mais vraiment pas ! Au moins, tu étais en vie ! Il aurait cru que tu aurai réagit autrement. Que tu aurais crié, hurlé. Même que tu l'aurai giflé ! Mais non. Comme dans un conte de fée, tu t'es réveillé. Qui l'aurait cru ? Pas lui ! Puis pris d'un nouvel entrain tu avais pris cette fameuse pochette, un peu poussiéreuse à l'heure actuelle. Beaucoup de dossier avaient-ils ainsi pris l'air ? Bonne question ! Bref, cela ne t’empêcha pas de la prendre. Et bien sur, comme tout semblait contre nous, la première page que tu pris était une des pire. Pourquoi Dieu t'acharnes tu contre nous ? La vie n’a pas été assez dure pour nous encore ? On à peut être pas eu notre dose d'injustice et de malheur ? Voilà peut être pourquoi je ne crois en aucuns dieux. Parce que quand la vie nous en veux, on peut prier n'importe qui ou quoi, rien n'y fait.. On voulait juste savoir d'où on venait, pourquoi tout ça... Mais apparemment, les choses ne voulaient pas faire. Quelqu'un en avait décider autrement.

Si seulement la vérité était aussi agréable et joyeuse à regarder que des photos d'enfances.. A ta réaction, il s'y était attendu plus ou moins, à tes paroles aussi. Mais alors, pourquoi Lie se sentait si coupable d'un coup ? Coupable de te voir si mal tout à coup et si triste. De voir tous tes rêves et espoirs envolés. Il était coupable. Sans lui, pas de pochette. Pas de pochette, pas de vérité. Pas de vérité, pas de tristesse... Oui il s'en voulait. Il aurait du arrêter ton geste malgré ta détermination. Trop vite. Tout était allé trop vite. Et maintenant, il regrettait tout ça. L'avantage de ne pas connaître certaines personnes c'est qu'on peut faire ce qu'on veux. Leur imaginer une probable vie, un physique comme on le souhaitait. Et on vivait avec ces rêves là. Et le jour où la vérité éclate, quand on se rend compte que tous ce qu'on avait imaginé s'envole en éclats, que ce que disait tous ces inconnus était vrai, ça fait mal. Trop mal.

Lie, en face de toi ne savait pas vraiment quoi faire. Il voulais te réconforter mais il ne savait pas faire ça. Il ne sait pas faire grand chose quand on regarde bien. A part peut être créer des emmerdes partout où il va. Il s'approcha doucement, tout doucement, comme quand on approche un chat sauvage pour l'attraper. Une fois à côté de toi, il posa sa main doucement sur ton épaule et resta quelques secondes comme ça. Tu comprenais hein qu'il s'en voulait ? Ses yeux fixant ses propres chaussures, le regard te fuyant comme la peste.

-T'Ien …

De l'autre main, il te pris le dossier des mains dans un geste lent. Tu en avais assez lu pour aujourd'hui.

-T'Ien, excuse-moi. J'aurais pas du. Non, j'aurais pas du... Je ne suis peut-être pas la partie si heureuse de notre existence. Je ne fais que te faire souffrir depuis le début. On aurait peut-être pas du se croiser se soir là. Oui c'est ça, on aurait pas du... Excuse-moi de tout le mal que j'ai pu te faire. Vraiment. Je ne voulais pas, crois moi... Mon frère !


Et sans que personne ne puisse rien comprendre, le jeune homme se retourna et parti en courant. Dans une de ses mains, le dossier et dans l'autre, ta gourmette qu'il serait tellement fort. La culpabilité fait parfois faire des choses connes et bidons. Juste que lui, il l'était déjà con et bidon. Mais il ne voulait plus te voir triste, qui plus ai par sa faute. Alors excuse le, il n'aime pas voir les gens tristes.
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MessageSujet: Re: « Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)   Dim 28 Oct 2012 - 5:53

    « Se cacher de la vérité, c'est comme embrasser le mensonge. ♥ »


    La main sur son épaule le fit avoir un petit sursaut. Il s'arrêta alors de réfléchir... Ta voix douce résonnait à ses oreilles. Le dossier, il le lâcha, il ne voulait plus le toucher de toute manière. Mais il ne s'attendait vraiment pas à la suite. Et puis quoi encore ? Pourquoi cette réaction.. ? Il ne pensais pas ça du tout. Pour lui, tu étais vraiment la partie heureuse de son existence. Ce genre de malheurs, il pensait que ça s'abattait comme ça, parce que le destin l'avait choisi. Il ne fallait pas que tu endosses cette faute.. Non, il ne le fallait pas. Mais il allait être dur de te faire changer d'avis.. Hein ? Bah oui, tu n'étais plus là. Tu avais pris la fuite.

    Il se retrouvait là comme un pauvre con, à attendre on ne sait quoi. Le déluge peut-être ? Il ne savait pas trop.. Il n'avait pas vraiment envie de savoir en fait. Ca tournait à toute allure dans sa tête. De toute manière, ça tourne toujours à toute allure dans sa tête depuis qu'il t'a rencontré. C'est un truc de fou. Il n'avait jamais autant réfléchit que maintenant. C'est horrible... « Excuse-moi de tout le mal que j'ai pu te faire... » C'était quoi ça ? Tu ne voulais plus le revoir du tout ? C'était une blague, n'est-ce pas ?

    Un soupir s'échappa d'entre ses lèvres, il s'allongea dans cette terre boueuse et abandonnée. Il allait sûrement passer le reste de s ajournée ici à se torturer les méninges pendant que toi tu ferais on ne sait quoi. Il soupira, passa sa main sur son cou pour en prendre la plaquette autour de son cou. Mon Dieu... Ce n'était pas possible ; vous deviez vous revoir. Parce qu'il le faut, parce que c'est comme ça. Tu ne lui avais pas rendu sa gourmette ; pour lui ça ne pouvait briser un lien. Si tu lui avais jeté à la figure, peut-être que là, il n'aurait pas cherché... Mais voilà, tu ne l'avais pas fait. Alors, il restait quelques espoirs. Et même si ce n'était que par hasard, il allait te revoir ! Même s'il fallait se la jouer à la Roméo tiens.

    Un rire s'échappa ensuite dans le calme du parc d'attraction. Dieu, qu'il se sentait con, complètement idiot. C'était lui, la première fois, qui t'avait laissé tomber. Et là, c'était à son tour. Drôle de chose...

    Il ne t'en veux pas. Il ne t'en voudra jamais.
    « Fais de beaux rêves... » ♪
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« Les rendez-vous mémorables sont clandestins. » [PV T'Ien-Khuan Wu] (Sujet Terminé)

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