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Contexte
Il y a de cela très longtemps, dans les temps oubliés par la civilisation d'aujourd'hui, vivaient deux races ; les humains et les hybrides. Contrairement à ce que vous pensez et à ce que les scientifiques affirment, les hybrides ne sont pas leurs créatures. Seul les animorphes, créature animale humanoïde qui ne peut prendre forme humaine, le sont. La paix et l'harmonie régnaient en maîtres sur ces terres paisibles qui n'avaient jamais connus la guerre ni le désespoir. Toutefois, cette utopie n'empêcha pas la curiosité des scientifiques de s'accroître considérablement et malheureusement, ils ne s'attendaient pas à ce que leurs recherches prennent un tournant désastreux.

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 Si tu meurs, je te tue ! [ft. Dolocan]

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Eledhwen Elbereth

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MessageSujet: Si tu meurs, je te tue ! [ft. Dolocan]   Dim 25 Nov 2012 - 19:41

Suite de Jamais deux sans trois

C'est le corps léger, mais le cœur gros qu' Eledhwen arriva dans le jardin botanique. Le vent l'avait emmenée jusque là et c'est à la cime d'un arbre que la sylphide s'agrippa pour reprendre sa forme humaine. C'est alors que, assise sur une branche du chêne, elle regarda en direction de l'hôpital dont on devinait les toits sur la ligne d'horizon, à peine plus haut que la flopée d'arbres peuplant le jardin. Le soleil qui jouait avec les nuages gris et regorgeant d'eau qui ne demandait qu'à tomber, faisait naître un dramatique jeu d'ombres sur les murs blancs de l'établissement médical où – elle le savait – se déroulait une catastrophe.

En effet, Elly se trouvait sur ce toit, peu de temps avant. Plus tôt dans la journée, la sylphide avait fugué de sa cage, chez le marchand, pour trouver des médicaments pour un esclave malade. Elle s'était rendue à l'hôpital où elle avait du frauder pour se procurer quelques antibiotiques et autres produits contre la grippe. Mais surtout : Elly s'y était fait un ami ! Ce même ami qui était encore sur le toit de l'hôpital, affrontant une horde de vigiles costauds et menaçants. Certes, Dolocan n'était pas inoffensif – c'était un vampire croisé avec un serpent – mais malgré tout, la jeune femme craignait pour sa vie.

*Faites qu'il s'en sorte*, pria-t-elle en joignant les mains à hauteur de son cœur. *J'aurais vraiment du rester. J'aurais pu lui être utile, j'aurais pu faire diversion et attirer l'attention de quelques gardes pour l'aider à s'échapper.* s'agita-t-elle en remuant ses jambes dans le vide. *Vraiment, j'aurais du rester pour l'aider, pourquoi je suis partie, pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? T'es vraiment trop idiote Elly* acheva-t-elle de penser en se sublimant pour laisser son corps glisser le long du tronc pour arriver au pied de l'arbre.

Au sol, l'herbe qui accueillit son genoux lors de son atterrissage, était relativement humide – preuve qu'il avait plu durant la nuit. Tandis que l'air était relativement frais, sans être trop froid. Juste quelques bourrasques, de temps en temps, qui faisait frémir la jeune femme fort peu vêtue. Elle ne portait qu'un short, une paire de bottes et une blouse de médecin – le tout blanc – et sous la veste, une tunique de voilage jaune qui accentuait la couleur dorée de son regard. Ainsi, seul ses jambes se retrouvèrent parcourues de chair de poule quand son élément décidait de jouer entre les nombreux arbres des lieux. Mais Elly ne prêtait pas attention à tout cela. Elle était plantée par-terre, se relevant droite comme un i, pour regarder ce qu'il restait de visible de l'hôpital. Elle priait que son ami revienne sain et sauf, sans quoi, elle culpabiliserait sans doute toute sa vie.


« Allez Dolocan, reviens ! Je te promets que j'essayerai vraiment de te comprendre et de ne plus critiquer ton mode de vie si tu reviens. Promis. »

Les mains de part et d'autre de ses biceps, elle se frictionnait les bras pour se tenir chaud. Certes, elle aurait pu se re - transformer en courant d'air, mais la sylphide craignait que son ami ne la voit pas immédiatement si elle était à moitié transparente. Elle ne voulait pas non plus prendre le risque d'un trop grand coup de vent qui l'aurait envoyé dieu seul sait où. Alors elle piétinait le sol où elle se tenait, tout en faisant tout pour se tenir chaud.

« Ça fait combien de temps que je l'ai laissé maintenant ? Hm... qu'est-ce que je fais ? » s'interrogea-t-elle avec des trémolos dans la voix, qui attestaient plus de son inquiétude que du froid qu'elle ressentait à force de rester plantée là. « J'y retourne ? » dit-elle en avançant de deux pas vers le sentier menant à la sortie du jardin... « non, on serait fichu de se croiser et j'arriverai à l'hôpital que lui arriverai ici » conclut-elle en faisant marche arrière. « Oh allez Dolocan, dépêches toi sinon je te promets que c'est MOI qui vais te tuer ! »

Oui, on dit parfois des absurdités quand on est inquiet. Eledhwen ne dérogea pas à la règle en menaçant de tuer son ami s'il ne revenait pas. Or, s'il ne revenait pas, il y avait fort à parier qu'il serait déjà mort, de la main d'un des vigiles. Sauf que cette fausse colère ne la calmait pas. Au contraire, la sylphide sentit ses larmes monter, les retenant à grande peine. Elle dut même faire appel à son éternel optimisme pour se rassurer. Tapant alors sur ses joues, la mine boudeuse, elle se rassura du mieux qu'elle pouvait.

« Non, non, non ! Allez, on ne pleure pas. D'ici peu, Dolocan va franchir le bosquet, là, tu voix » dit-elle en montrant un fourré qui donnait sur un bois, lui-même dans l'axe de l'hôpital, « au pire, il sera amoché, au mieux, il aura du sang sur lui... voire même, il sera tout nu – encore – » gloussa-t-elle en se rappelant de la scène où il s'était retransformé en homme devant elle, « et tu lui sauteras au cou, comme si tu ne l'avais plus vu depuis 10 000 ans ! Okay ?... Okay ! Donc no stress, compris ? Compris ! »

Sur ces mots, Elly acquiesça à sa propre conviction et regarda inlassablement en direction du bosquet, en espérant voir arriver son ami mi-humain, mi-lézard.

« Mais dépêche-toi quand même Dolocan, car il commence à faire moins huit milles ici ! » jura-t-elle en reprenant ses piétinements sur place et ses frictions sur ses bras.

Finalement, elle était tellement inquiète, qu'elle en avait oublié que peu de temps avant leur course poursuite avec les vigiles, ils s'étaient disputés. Tout ça parce que Dolocan avait laissé son côté bestial parlé et qu'il avait tué un homme sous les yeux de la sylphide. À présent, sous ce chêne qui la protégeait à moitié du vent qui soufflait, Elly ne voulait qu'une chose : voir son ami revenir, se promettant de ne plus le juger s'il avait la chance de survivre à la garde de l'hôpital.
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MessageSujet: Re: Si tu meurs, je te tue ! [ft. Dolocan]   Lun 26 Nov 2012 - 15:29

Tellement affaibli qu'il ne parvenait pas à faire un mettre sans tituber comme un ivrogne, Dolocan croyait ne jamais arriver à son point de rendez-vous. L'après midi était déjà bien avancé lorsqu'il avait quitté l'hôpital, et déjà le soleil commençait à disparaître à l'horizon lorsqu'il atteignit le jardin botanique. Les quelques arbres masquèrent rapidement le ciel en formant au dessus de sa tête un cocon protecteur. Mais même cette sensation de sécurité ne parvint pas à endiguer le flot de douleur qui courait dans tout son corps. Sa blessure au flan gauche saignait moins qu'au début mais, stimulées par les mouvements que Dolocan faisait pour avancer, les chaires n'étaient pas prête de se refermer. Il avait réussi à essuyer une partie du sang qui avait coulé de son crâne et, son bras gauche pendant lamentablement dans le vide, il ne pouvait compter que sur ses jambes tremblantes pour ne pas s'écrouler ventre à terre. Son épaule démise lui faisait presque aussi mal que sa blessure au ventre et, lorsqu'il aperçut la chevelure de son amie, un regain d'espoir l'envahit ! Il n'était plus seul. Et c'était là finalement tout ce qui comptait. La douleur n'était presque plus rien quand on pouvait compter sur un soutient moral. On pensait moins à ses malheurs lorsqu'on riait des plaisanteries d'un cœur chaleureux...
Écartant un dernier bosquet avec ses jambes, Dolocan murmura le nom de son amie. Il ne se sentait plus la force de le prononcer plus fort. A vrai dire, la seule chose dont il aurait eut envie à cet instant aurait été un bon bain chaud et un bon lit douillet. Même s'il douta fort que la douleur l'eut laissé en paix pour qu'il dorme. Avisant un tronc tout proche, il s'y affala, incapable d'aller plus loin. Il n'avait déjà pas pensé pouvoir aller si loin, à deux doigts de renoncer à chaque instant. Là, adossé contre cet arbre qui sembla le plus douillet de la terre, il ferma les yeux un instant, sentant sous ses doigts le liquide s’échapper de sa blessure malmenée. Son bras gauche lui faisait de plus en plus mal. Le laisser gésir ainsi sur le sol n'était pas des plus confortable mais il ne pouvait plus le bouger.
Les yeux toujours clos, et sans savoir si Eledhwen s'était approchée de lui ou non, il murmura en ricanant à moitié, un rictus de douleur aux lèvres :
« Finalement, le toit, c'était pas une bonne idée. La prochaine fois que j’émets une idée pareille, flanque moi une baffe ... »
Il voulu rire de sa plaisanterie mais ne parvint qu'à provoquer une quinte de toux qui ranima la souffrance dans toutes les parties de son corps qui s'était pourtant calmée...
Avec l'approche de la nuit, la température était tombée et le vent devenait de plus en plus mordant. Heureusement, c'était bien là le cadet des soucis d'un vampire. Malgré les arbres qui dissimulaient le coucher de soleil, on y voyait encore assez bien, à moins que ce ne soit sa propre vu qui soit suffisamment bonne ? Il n'aurait sut le dire.
S'il avait été humain à cet instant, ou hybride peu importait, il aurait juré pouvoir partir. Quitter ce monde en gardant en tête le visage de sa nouvelle amie comme dernière vision aurait put être agréable. Pouvoir sentir le froid de la mort l'envahir et l'engourdir, la souffrance le quitter, remplacée par une béate indifférence aux diverses sensations hormis celle d'une douce chaleur intérieur l’entraînant vers d'autres horizons … Mais bien sur, cela n'arriverait pas. Car il était vampire et qu'en tant que tel, une simple blessure, aussi douloureuse fut-elle, finirait par guérir. Boire du sang l'y aiderait mais cela devrait attendre, d'autant plus qu'il n'y avait qu'Eledhwen dans les parages et il ne se voyait pas lui demander une petite gorgée !
Sa blessure à la tête – une simple bosse d'un côté et une belle éraflure sanglante de l'autre – n'était déjà presque plus qu'un mauvais souvenir. Seul le sang qui avait dégouliné jusque dans son cou en un mince filet témoignait de ce qu'il avait reçut à cet endroit.
Il fini par rouvrir les paupières, priant pour ne pas voir son amie terrifiée par son état. Et avant même d'avoir réussi à faire le point il trouva utile de préciser :
« T'en fais pas, c'est pas aussi terrible que ça en a l'air ! Si tu voyais ces abrutis dans quel état ils sont ! A mon avis ils sont plus à plaindre que moi. »
Il termina sa tirade sur un rictus de douleur qui démentait malheureusement ce qu'il venait de dire. Il avait tenté de changer de position puis y avait renoncé. Il devait remettre son épaule en place. Les choses auraient une bien moins triste apparence après cela.
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MessageSujet: Re: Si tu meurs, je te tue ! [ft. Dolocan]   Lun 26 Nov 2012 - 16:45

Les minutes semblaient durer des heures ; les heures, des journées entières. Quoi de plus terrible que le temps quand on est forcé d'attendre sans bouger, sans pouvoir aller au devant de la personne qu'on attend impatiemment ?! C'était à quoi Elly fut contrainte, dans ce jardin botanique. Pourtant, ce n'était pas faute d'en avoir l'habitude. Étant une esclave techniquement réduite à l'enfermement, Elly s'était souvent retrouvé dans sa cage, à s'ennuyer. Mais cette fois ci, elle n'avait pas le choix que de rester là.

Pourtant, plusieurs fois, la sylphide avait souhaité rebrousser chemin. En sachant, pourtant, qu'un danger terrible l'attendait à l'hôpital, c'est là qu'elle voulait se rendre. Alors, à défaut de quitter l'arboretum où elle s'était réfugiée, son corps palliait à son manque d'action en faisant prendre à la jeune femme de drôles de positions : après x minutes à piétiner le sol, Elly avait fini par s'accroupir, se balançant d'avant en arrière pour lutter contre le froid, les bras enroulés autour de ses genoux. Ensuite, elle avait fait des étirements en appui contre le chêne. Sans compter que le moindre bruissement de feuille l'intimait à scruter l'horizon dans l'espoir de voir arriver un homme nu ou un énorme serpent.

Mais rien n'y faisait, pour le plus grand malheur de ses nerfs qui étaient véritablement mis à rude épreuve. Autant dire, même, que la patience et Elly ne faisait absolument pas bon ménage, et qu'à défaut de pouvoir retrouver Dolocan, elle jurait tous les saints ! Ce qui était préférable à l'idée de se tracasser ouvertement. Car, dans son fort intérieur : Elly était terrifiée à l'idée que son ami n'arrive pas. Plus les heures s'égrainaient, plus la panique gagnait du terrain : ce qui se traduisait par d'autres phrases où se mêlaient menaces et pessimisme. Quand tout à coup, le fourré qu'elle avait désigné plus tôt dans l'après midi bougea...

Cette fois ci, ce ne fut pas un lapin qui en jaillit, mais bien son ami. En le voyant dans la lumière du jour déclinant, Elly se figea, les mains à nouveau jointes sous son menton. Ses yeux, jusque là en alerte, s'embuèrent de larmes jusqu'à ce qu'une d'entre elles ne marquent le coup d'envoi : roulant jusqu'à son menton pour ensuite tomber sur l'avant-bras de la jeune fille. Ce contact infime entre l'eau salée et le tissu de la blouse médical coïncida avec le début de course d' Elly. Trottinant pour ensuite courir à grandes enjambées vers Dolocan. D'autant plus quand elle le vit s'effondrer contre un arbre.


« T'es vivant !?! » hurla-t-elle en se laissant choir sur le sol, tout en enroulant ses bras autour du cou du jeune homme.

Il avait bien dit quelque-chose alors qu'elle approchait de lui, mais ses émotions et son soulagement de le voir annihilèrent le tout. Pire encore quand, une fois au contact du vampire, Elly ne put retenir le flot de larmes. Les bras toujours autour de son cou, sa joue contre la sienne, la sylphide pleurait à chaudes larmes, reniflant en même temps et tremblant de tout son être, tant elle avait eu peur. Il lui fallut d'ailleurs quelques minutes pour enfin s'écarter et essuyer maladroitement ses joues trempées par les larmes, regardant alors – enfin – l'état de son ami.


« Tu vas bien ? » balbutia-t-elle entre deux sanglots, toujours en s'essuyant les yeux « tu es couvert de sang... dis-moi que c'est celui des vigiles. »

À choisir, elle aurait préféré ça, mais hélas, quand Dolocan répondit, il fut évident que c'était bien le sien. À l'en croire, les gardiens étaient plus à plaindre que lui. Or, aux vues de son état, ils devaient être mort car le vampire était vraiment laid à voir. Mais Elly voulu le croire. C'est pourquoi, reniflant toujours, elle se calma suffisamment pour jauger la situation. En souriant autant que son état émotionnel le lui permettait, elle put constater que quelque-chose clochait au niveau du bras gauche de son ami, sans savoir quoi et elle écarquilla les yeux d'effroi en voyant la tache de sang s'élargissant constamment sur son ventre.

« Il va quand même... falloir te soigner. L'ironie... » commença-t-elle avec un petit rire nerveux de circonstances « ... c'est qu'on ne peut même pas te conduire à l'hôpital. »

Regardant alors autour d'eux, Elly cherchait une solution de fortune. Même si son ami était du genre glacial en temps normal, rester dans les courants d'air n'était pas la meilleure solution et le ramener chez elle encore moins : surtout quand on sait qu'elle vivait encore chez le marchand.

« C'est déjà ça, y a personne dans les environs... Mais vaut mieux pas rester là... Si je ne me trompe pas... par là, il y a une grande serre » Elly parlait par intermittence avec ses reniflements incessants, passant régulièrement sa main sous son nez et ses joues pour estomper les dernières larmes qui persistaient à couler. « Tu crois que tu vas pouvoir marcher jusque là ? Après... on verra ce qu'on peut faire pour tes blessures... au pire, j'ai sûrement des antibiotiques qui te seront utiles... »

Sur ces mots, Elly se releva en prenant soin de passer son épaule sous l'aisselle de son ami, l'entrainement dans sa relève. Doucement. Précautionneusement. Par la même occasion, elle pressa sa main droite sur le flan gauche endolori de Dolocan pour en stopper l'hémorragie, tandis qu'elle sentait le bras gauche de ce dernier ballotter comme un vulgaire chiffon, contre sa main gauche qui prolongeait son bras collé dans le dos du blesser.

« Un petit effort, okay ? C'est pas très loin je crois... »

La marche était assez difficile. C'était presque digne d'un crabe compte tenu qu'elle devait marcher de côté pour continuer à soutenir Dolocan, et lui éviter de retomber dans l'herbe fraiche. Puis c'était long... Souvent, le duo devait s'arrêter pour reprendre leurs souffles. Ou alors, ils devaient mimer une simple accolade – presque amoureuse – quand il leur arrivait de croiser des passants qui se hâtaient de rentrer chez eux. *Va aussi falloir que je rentre bientôt... sinon le marchand va encore m'envoyer un de ses sbires. Je dois rentrer avant l'heure du repas... je ne crois pas qu'il remarquera mon absence avant. Surtout pas dans l'état dans lequel il était ce matin...* Mais finalement, ils arrivèrent à bon port. Un petit havre de paix dans lequel ils durent néanmoins rentrer frauduleusement... encore.

« Allonges-toi là. » dit-elle en en découvrant un tas de sacs d'engrais. « Ce n'est pas très confortable mais c'est le mieux qu'on aura ici. »

Elly profita alors de quelques minutes pour ôter sa blouse de médecin pour ensuite revenir au « chevet » de son ami et l'aider à se redresser, afin de rendre l'enlèvement de sa blouse plus simple. Et le spectacle n'était pas joli à voir... la sylphide se pinça les lèvres pour ne pas exprimer son dégoût de voir autant d'ecchymoses sur un seul corps. Mais le pire était évidemment cette plaie par balle, sur le côté du ventre d'où jaillissait du sang. Ce liquide pourpre qu'elle tenta d'arrêter en y plaquant rapidement sa main.

« J'aurai dû rester avec toi sur le toit » culpabilisa-t-elle à mi-voix, alors que son visage était proche de celui de son ami encore assis.

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